10 ans des Hauts-de-France : quel bilan ?
- fede62501
- 21 juil.
- 2 min de lecture
Notre Région, sous sa forme « Hauts-de-France », a 10 ans ! Cela fait aussi 10 ans que Xavier Bertrand la préside. De façon étonnante, si en Picardie le Courrier Picard ou L’Union ont consacré quelques pages à cet anniversaire pour déplorer la disparition de la Région picarde, Les médias « nordistes » sont pour l’instant passés à côté de l’événement.

Que retenir en effet de ces 10 années ? Le démarrage a été difficile, entre un slogan de campagne insultant à droite (« remettre la Région au travail »), un retrait controversé de nos candidats pour faire barrage au Front National au second tour, un choix de nom de région tourné en ridicule par un sketch mémorable de Dany Boon, et les craintes des picards de disparaitre face à la « puissance » du Nord et du Pas-de-Calais.
Suivront les annonces de mesures simplistes (Proch’Emploi, aide au transport pour les salariés sans véhicules) et de report de projets structurants (le RER entre Lille et le Bassin minier, le “masterplan” Troisième Révolution Industrielle), et une difficile recomposition de la gauche régionale pour remettre un pied dans l’hémicycle régional en 2022 seulement. Et ce constat terrible : la fusion des deux régions n’a concrètement débouché sur rien, ou pas grand-chose.
Aucun projet n’est sorti de terre depuis 2015. Même le dossier Seine-Nord, qui relève de l’Europe, est au point mort. Les services régionaux restent écartelés entre Lille et Amiens, et la précarité s’y est développée. Les décisions sont concentrées entre les mains du Président. La majorité gouverne sans cap, si ce n’est celui d’économiser le plus possible, et donc de dépenser le moins possible.
La gestion du réseau TER est promise au privé. Les Lycées publics souffrent, alors que les Lycées privés bénéficient de financements supérieurs à ceux imposés par la loi. Surtout, en 10 ans, aucun des indicateurs sociaux (chômage, santé, niveau de diplôme, égalité femmes/hommes ...) ne s’est amélioré.
Ce bilan, c’est celui d’une majorité, mais surtout l’exemple d’une gestion « de droite ». Nous y reviendrons.

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