Un parcours avec François Mitterrand
- fede62501
- 21 juil.
- 3 min de lecture
A l’occasion des 30 ans de la disparition de François Mitterrand, nous vous proposons un parcours souvenir dans les locaux de la Fédération, du 10 février au 10 avril.
Au programme, des portraits photo grand format, en noir et blanc, prise par Pascal Lebrun entre 1977 et 1995. On y voit François Mitterrand candidat, en meeting, François Mitterrand Président, à son bureau ou en visite officielle, François Mitterrand détendu, dans la rue ou « fêtant » les 10 ans de son entrée à l’Elysée. En bonus, nous avons ressorti des archives de la Fédération un certain nombre d’affiches, dont l’affiche officielle de la campagne présidentielle de 1965, ou des affiches locales de soutien à notre candidat.

Au final, l’ensemble constitue un appréciable voyage dans le temps, accessible sur réservation (fede62@parti- socialiste.fr), les lundis, mardis, jeudis et vendredis matin de 10 à 12 h, au siège de la Fédération : 55, Boulevard Basly à Lens
François Mitterrand, quand la force de son esprit anime la Gauche
Le Panthéon des glorieux héros du Parti n’est pas accessible à tous. François Mitterrand y est entré, en marquant à jamais l’histoire de la gauche française. Né à Jarnac, résistant et homme de convictions, il gravit patiemment les échelons d’une vie politique marquée par l’opposition au gaullisme et l’engagement.
Il n’a jamais confondu le pouvoir et la politique : pour lui, gouverner signifie protéger les plus fragiles, défendre les libertés et transformer la société.
En 1971, au congrès d’Épinay, il crée le Parti socialiste, dont il prend la tête, sur la base de formations fragmentées. Avec courage et vision, il rassemble et unit la gauche, ose croire à l’union des forces progressistes et scelle un pacte d’avenir avec les communistes.
Cette union ouvre la voie à une victoire historique : le 10 mai 1981, la gauche revient au pouvoir après des décennies d’exclusion. Ce n’est pas seulement un triomphe électoral, il faut montrer, après le Front populaire, que le socialisme peut gouverner, tenir ses promesses et redonner espoir à tous ceux qui croient en une République plus juste.
Sous ses deux septennats, Mitterrand transforme la France. Il abolit la peine de mort, décentralise le pouvoir, renforce les droits des salariés et des syndicats, crée l’impôt sur les grandes fortunes, protège les plus vulnérables et élargit les libertés individuelles. Chaque réforme traduit sa conviction que l’État est un levier d’émancipation et de solidarité. Le socialisme, pour lui, n’est jamais un slogan : c’est un projet concret qui touche la vie quotidienne des citoyens et transforme les institutions pour mieux servir le peuple.
Il laisse également une empreinte européenne durable. Avec Helmut Kohl, il rapproche la France et l’Allemagne et pose les fondations de l’Union européenne moderne. Il montre que la paix et la prospérité passent par la coopération, la solidarité et le dialogue entre les nations.
En 1971, au congrès d’Épinay, il prend la tête d’un Parti socialiste fragmenté.
Avec courage et vision, il rassemble et unit la gauche, ose croire à l’union des forces progressistes et scelle un pacte d’avenir avec les communistes. Cette union ouvre la voie à une victoire historique : le 10 mai 1981, la gauche revient au pouvoir après des décennies d’exclusion. Sous ses deux septennats, Mitterrand transforme la France. Il abolit la peine de mort, décentralise le pouvoir, renforce les droits des salariés et des syndicats, crée l’impôt sur les grandes fortunes, protège les plus vulnérables et élargit les libertés individuelles.
Chaque réforme traduit sa conviction que l’État est un levier d’émancipation et de solidarité. Homme de culture et de symboles, Mitterrand savait que la politique est aussi affaire de mémoire et d’identité. Ses grands travaux, ses bibliothèques, ses musées et sa politique culturelle témoignent de sa volonté de faire de la France un pays où justice sociale et culture marchent main dans la main.
François Mitterrand incarne la gauche qui tient ses promesses, combat les injustices et croit en l’avenir. Pour le Parti socialiste et tous ceux qui rêvent d’une République plus libre, plus fraternelle et plus solidaire, il reste un phare, malgré les zones d’ombre, un modèle de courage, d’audace et de sens tactique. Sa vie, son œuvre et son combat rappellent que le socialisme est un engagement quotidien pour transformer la société et bâtir un monde plus juste pour tous.

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