A Robert Badinter, la République reconnaissante.
- Fédération socialiste du Pas-de-Calais
- 16 nov. 2025
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Le 9 octobre dernier, la République rendit solennellement hommage à l’Homme qui marqua l’histoire de notre pays.
L’avocat, le ministre, le juriste fut avant tout un militant de la dignité humaine, faisant de sa vie un combat pour que la justice soit au service de l’humanité, et non l’inverse.
Il est la figure d’honneur du socialisme français. Ce socialisme qui ne se résigne pas, qui refuse la haine, la vengeance et l’arbitraire. C’est ce socialisme qui croit que l’Homme est perfectible et que la République doit être juste, doit protéger les faibles contre les puissants.
Fils d’une famille qui a connu la barbarie, la déshumanisation, la violence d’Etat, il savait d’où il venait. Face aux comportements les plus sombres dont l’humanité est capable, Robert Badinter choisit la raison. Face à la vengeance, il choisit le Droit.
Et par ces choix, son combat politique et moral prend toute sa place : Abolir la peine de mort.
Ce combat a été mené lors de ses plaidoiries, se démenant pour écarter cette peine injuste, mais surtout, à l’Assemblée Nationale, où après un discours historique, le 9 octobre 1981, elle est abolie.
« Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. »
Par cette abolition, la France entre dans le cercle restreint des Nations dignes. Des Etats qui reconnaissent la valeur de la vie humaine, et croient en la capacité de l’Homme de changer. La France devient alors le pays de la modernité morale, imbibée des lumières humanistes, que portaient déjà Hugo, Jaurès et Blum.
Ce combat d’ampleur ne résume pas la vie et l’œuvre de Robert Badinter. Il a porté l’exigence d’égalité et de respect pour toutes et tous. Ainsi, il œuvra pour la dépénalisation de l’homosexualité, mettant fin à une injustice salissant l’image de notre République. Il défendit les détenus, pour des conditions des détentions dignes et morales. Toujours il choisit le camp des humiliés, des oubliés, de ceux qu’on ne regardait pas.
Son œuvre est celle d’un homme qui n’a jamais cessé de croire en la fraternité républicaine.

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