L’alternative existe, les socialistes la portent
- Fédération socialiste du Pas-de-Calais
- 28 sept. 2025
- 2 min de lecture

François Bayrou a déclenché sa chute en révélant au mois de juillet les pistes à partir desquelles il construisait le budget de l’Etat pour 2026. Face à la purge annoncée, nous avons présenté fin août notre propre projet de budget.
Faut-il le rappeler ? Les pistes de travail évoquées par le chef du gouvernement relevaient de la purge. Pour combler des déficits publics causés par la politique fiscale menée depuis 2017, le Gouvernement proposait de faire 40 milliards d’économies en prenant dans la poche des plus modestes : travailleurs, retraités, sans emploi. Les mesures envisagées auraient encore réduit le niveau de vie de tous les Français : suppression de deux jours fériés, fin de l’abattement des 10 % pour les retraités, gel des prestations sociales, hausse des franchises médicales, nouvelle réforme de l’assurance-chômage, nouvelle ponction de l’Etat sur les crédits des collectivités territoriales, suppressions de postes dans les services quotidiens.
Injustes, ces mesures auraient par ailleurs mis en péril une croissance déjà faible, en faisant baisser la consommation des ménages, et donc les rentrées fiscales, de TVA par exemple.
Nous devions réagir, et nous l’avons fait, de la meilleure des façons : en présentant notre propre projet de budget, pour montrer qu’une autre voie est possible.
Ce projet prend en compte la situation difficile des comptes publics, et prévoit 14 milliards d’économies, mais 26,9 milliards de recettes nouvelles.
C’est un budget juste, car il va chercher des recettes nouvelles sur les très grandes fortunes et les très grandes entreprises : taxe « Zucman », lutte contre l’évasion fiscale, fiscalité sur les dividendes et les plus values ... Nécessaire, quand on sait que les (grandes) entreprises ont bénéficié par exemple en 2023 de 210 milliards d’euros d’aides publiques, sans contrepartie.
C’est un projet redistributif, car il protège les plus modestes et vise à recréer de la croissance : suspension de la réforme des retraites et abandon des mesures du projet Bayrou, hausse des revenus par la baisse de la CSG pour les salaires inférieurs à 1920 euros net, plan de relance de l’investissement et des services publics (logement, santé, école, transports).
Enfin, il montre que nous sommes prêts à gouverner, et que nous travaillons dans l’intérêt des Français. Nous avons réussi notre rentrée, à nous de persévérer !

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