Panique sur les rails ?
- Fédération socialiste du Pas-de-Calais
- 28 sept. 2025
- 2 min de lecture

Les usagers se souviennent des difficultés rencontrées sur le réseau TER en sortie de COVID : manque de personnel et problèmes de matériel avaient nettement dégradé la qualité de service. L’exécutif de la Région, Xavier Bertrand en tête, avait alors empoigné le drapeau de la défense des voyageurs et décidé de frapper la SNCF au portefeuille, en réclamant des pénalités conséquentes, tout en organisant l’ouverture du service à la concurrence.
Depuis deux ans, l’Hôtel de Région a entonné une autre chanson, que l’on a bien du mal à accorder avec l’intérêt des usagers : celle des économies de fonctionnement et des hausses de tarifs.
Les publicités pour les voyages à tarifs réduits ou les « cartes jeunes » cachent mal, en effet, l’augmentation du coût des trajets du quotidien. En 2024 déjà, nos Conseillers régionaux socialistes avaient voté contre de premières augmentations ciblant les abonnements pour les salariés. Début 2025, au moment du vote du budget, ils ont dénoncé un nouveau train d’augmentation pour les mêmes abonnés, les étudiants et les voyageurs occasionnels.
Subrepticement, les avantages de certaines formules ont été rognés. La carte TER HdF, par exemple, donne maintenant droit à 25 % de réduction seulement, et non 50 % comme auparavant, et limite ses effets aux enfants. Les jeunes qui choisissaient cette formule pour se déplacer entre eux de façon occasionnelle en région ne peuvent plus l’utiliser !
Et ce n’est pas terminé : Christophe Coulon, Vice-Président en charge des transports, vient d’annoncer que de nouvelles augmentations seront proposées pour 2026, 2027 et 2028. La raison ? La nécessité de réaliser des économies, tout en refusant d’actionner le versement mobilité régional, taxe payée par les employeurs qui permettrait de rapporter 90 millions par an pour les services de transport.
Ce même souci de baisser ses dépenses a conduit la Région à pousser à réduire les jours d’ouverture des guichets de nombreuses gares, au motif que les voyageurs sont désormais nombreux à acheter leur billet sur internet.
Or, on le sait, les guichetiers, souvent des guichetières, ont aussi pour mission de renseigner, de procéder à des échanges, de recueillir des réclamations ... ce que les automates ont du mal à faire. Ces changements auront bien sûr des répercussions négatives sur leurs conditions d’emploi, avec la nécessité d’éclater leur semaine de travail sur plusieurs sites, ainsi que sur les conditions d’exercice du service public de transport.
Nous ne pouvons pas cautionner la mise en œuvre de telles logiques !

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